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Greffe: un nouveau traitement pour limiter le risque de rejet?

Difficile de parler de greffe sans évoquer le risque de rejet. Pourtant, il concerne tous les patients transplantés. Si des médicaments anti-rejet existent, ils présentent beaucoup d'effets secondaires et peuvent entraîner des complications parfois graves. Peu de progrès ont été réalisés au cours des dernières années dans ce domaine mais des chercheurs s'y intéressent. Une équipe de l'Inserm vient de publier les résultats d'une recherche très prometteuse sur une nouvelle forme de traitement pour limiter le risque de rejet.

Les pathologies infectieuses sont fréquentes chez les patients greffés à cause des médicaments anti-rejet qu'ils doivent prendre à vie. "Ces traitements immunosuppresseurs permettent de garder des greffons longtemps 10 ans, 15 ans, 20 ans selon le type de greffon et selon le type d'organe transplanté. Mais malheureusement ils induisent une diminution des défenses immunitaires non spécifiques et ils exposent l'ensemble des patients transplantés à des complications essentiellement infectieuses ou tumorales. Toute la complexité d'un traitement anti-rejet chez un transplanté est de trouver le bon équilibre entre l'excès d'immunosuppression qui va favoriser ces complications et l'insuffisance d'immunosuppression qui pourrait favoriser le rejet aigu sous ses différentes formes et aboutir à la perte de l'organe greffé", explique le Pr Philippe Grimbert, néphrologue.

Le mécanisme de rejet d'un organe greffé repose sur des cellules : les lymphocytes T, les soldats du système immunitaire. Leur rôle est de défendre notre organisme en détruisant les corps étrangers, les virus, les bactéries mais aussi tout ce qui lui est extérieur comme les organes greffés, ce qui peut aboutir à un rejet. Mais il existe un autre type de cellules appelées régulateurs. Ils ont la capacité de freiner l'action des lymphocytes T et donc de limiter le risque de rejet.

C'est précisément à ces régulateurs qu'une équipe de chercheurs s'intéresse. Ils travaillent sur des souris qui ont reçu une greffe de peau afin de mettre au point une stratégie alternative aux traitements anti-rejet classiques. L'intérêt de leur méthode, c'est qu'elle repose sur deux médicaments déjà autorisés chez l'homme pour le traitement d'autres maladies. "Dans un premier temps, on a testé une molécule qui s'appelle l'interleukine 2 dont on sait qu'elle peut augmenter le nombre de régulateurs. On s'est rendu compte en testant cette stratégie seule, que l'effet thérapeutique était limité et que les greffons n'étaient pas acceptés. On a donc eu l'idée d'essayer d'augmenter l'effet de l'interleukine 2 en ajoutant une autre molécule (la rapamycine). Et l'association de ces deux molécules permet à la fois l'augmentation des régulateurs et le contrôle des lymphocytes T et donc aboutir au non rejet de la greffe", raconte le Pr José Cohen, coordinateur du centre d'investigation clinique en biothérapie à l'Inserm U959.

Les résultats de ces recherches sur la souris sont spectaculaires. La peau est un organe très difficile à greffer. Habituellement chez ces rongeurs, elle est rejetée au bout de dix jours. Mais grâce à la combinaison de ces deux molécules, la moitié des souris ont gardé leur greffon plus de cinquante jours, certaines ont même tenu deux mois avant de faire un rejet. Et cette nouvelle stratégie possède un autre avantage comme le confirme le Pr Cohen : "On observe beaucoup moins de toxicité chez les patients. On sait que les médicaments anti-rejet ont une toxicité rénale très importante. On espère donc que cette association de médicaments aura moins d'effets toxiques sur le rein".

La prochaine étape est de tester ce traitement sur des porcs ayant reçu une greffe de foie. Si les résultats sont concluants, un premier essai clinique sur l'homme pourrait être initié d'ici un à deux ans pour tous les types de transplantation d'organes.

article, paru 12 décembre 2014 sur le site allodocteurs.fr